Mercredi 31 mai 2006
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15:03
L'idée a fait son chemin lentement.
Ecrivez vos pensées, m'a dit le docteur G.
Puis B, dont la clairvoyance égale au moins l'expérience et le savoir du docteur G, m'a dit : tout de même il est grand temps que tu t'y mettes, au lieu de t'agiter pour les autres, moi j'écris sur un blog.
J'ai donc pris un crayon et du papier, ce que je ne fais d'ordinaire que pour écrire des listes de commissions. Histoire de voir. Et j'ai cherché à noter le fil de mes pensées, ce qui s'est avéré extrêment difficile. Non pas que je pense si vite que je ne puisse les noter, mes pensées. Ce serait même plutôt le contraire.
Etrange en effet de constater qu' il suffit de se demander à quoi l'on pense pour ne plus penser à rien... Un peu comme lorsque l'on est en colère, et que l'on se dit tiens, qu'est-ce que je suis en colère, là. Fini.
En fin de compte, suivant le cours de mes pensées, j'écrivais :
"tiens, quelle bonne idée, associer ces chaussures avec cette jupe / vraie tête de con, ce patron de bistrot, il engueule ses serveuses depuis que je suis arrivée / si je faisais des aubergines ce soir, ça fait deux jours qu'on mange des pâtes ?"
Comme l'utilité de faire profiter la communauté des blogueurs et le docteur G de ces réflexions m'apparaissait faible, mais que l'envie d'écrire était bien là, j'ai continué à réfléchir à la manière de le faire.............