Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 12:47

les deux images bidouillées : ©monfrangin
Par caroline - Publié dans : la sardine dans le pain
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 12:46
Par caroline - Publié dans : la sardine dans le pain
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Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /Juin /2006 20:03
Par caroline - Publié dans : plus trash la ville
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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 22:01
j'aime marseille. pourtant je jure qu'elle n'est pas aimable cette ville imbue d'elle-même, sale, puante, avec ses élus analphabètes à gourmette, son bagoût désinvolte, son ignorance crasse, son insupportable manie de ramener toujours les conversations à elle comme s'il fallait se satisfaire d'y vivre et en rester là une fois pour toutes.
alors que.
rien ne se passe.
qu'il n'y a plus de bus après 20h15.
plus de métro après 21h.
que les énergies s'usent les unes après les autres à son contact, aussi sûrement et complètement que les cailloux érodés par la mer au fond des grottes de malmousque.
promis, je cesse aujourd'hui même de chercher d'autre beauté à marseille que celle que lui confèrent la terre, la mer et le soleil généreux, d'autre charme que ceux, irrésistibles, de la pourriture et de la lente, lente décantation des idéaux au soleil.

si j'avais le courage, je déciderais de ne plus jamais prononcer ni écrire son nom. par mesure de représailles. je dirais : j'habite à mi-chemin entre Salon-de-Provence et Cassis par exemple.

marseille.
Par caroline - Publié dans : plus trash la ville
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Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 23:31
Kosmin aime le café. Aussi les sodas.

8 ans 1/2. Il est probablement roumain.

Dort je ne sais pas où. Un hôtel meublé. Un squatt. Un centre d'hébergement.

Ses yeux surtout sont inoubliables. Magiques. D'un bleu où papillone de l'or.

Me redemande du jus d'orange, et du jus de pommes, et du coca.

Lave peut-être des voitures ? Chourave des portefeuilles ?

N'oublie pas d'emmener la boîte de gateaux pour sa petite soeur.

Kosmin.
Par caroline - Publié dans : Kosmin
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 22:14
Je suis attablée à la terrasse où je m'assigne chaque jour que je le peux à écrire.
Ecrire timidement, mais écrire, bordel.

Ce matin, Marie-Louise en face de moi tient un conciliabule avec deux compères. Me regarde l'observer.


Spectatrice, donc.
Trentenaire.
Maman.

Qui commence à comprendre (bête à en crever de rire) que certaines choses passent et ne reviennent pas.
Que tout n'est pas littérature, poésie, figure et sens. A croire que la sacrée dose d'optimisme qu'on m'a insufflée à la naissance commence à se dégonfler.


Marie-Louise continue de deviser. Rien ne pourrait, ni ne devrait lui laisser soupçonner le sentiment d'infinie vacuité qui m'envahit.


8h45.
Le Policier Municipal encasquetté qui me frôle en VTT roucoule dans son portable "Qu'est-ce qu'on mange à midi, chérie ?" ... 

Je ferais mieux d'aller bosser.
Par caroline - Publié dans : Marie-Louise
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /Juin /2006 21:57
Matthieu V.
Vit et travaille entre Paris, Bâle, Tokyo, Taipeh, Londres et New-York.

Matthieu V. parcourt du regard la salle d'embarquement, s'assoit à mi-distance de la jeune femme blonde au tee-shirt moulant et de l'homme penché sur son ordinateur. Un peu plus près de la jeune femme blonde au tee-shirt moulant en fait. Il porte à son oreille son téléphone qui a vibré.
"Justine ! oui.... non, je suis à l'aéroport... non, à Marseille. oui, tu sais, j'suis vraiment overbooké, là. oui... encore une expo... mais je peux pas encore te dire vraiment... allo ? attends, c'est ma batterie... allo !? allo ?..." Il pense à cette expo, réalisée pour Bâle il y a deux ans, qu'il va pouvoir réutiliser. Très bien. Là où il avait inscrit ART en lettres de néon rouge, il mettra MONEY. Encore cinq minutes avant l'embarquement. Il faudra rappeller Justine. Pas ce soir, il est attendu à Londres pour le vernissage. Après, il y aura un mix, énorme. Ne pas oublier de lui dire d'appeler Bâle. Merde, ils ne lui ont toujours pas envoyé le chèque, pourtant c'est lui qui a du payer l'hôtel, vraiment n'importe quoi. Ca y est, cette fois-ci, c'est son avion.
Par caroline - Publié dans : Matthieu V.
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /Mai /2006 16:31
Quand Marie-Louise se réveille ce matin, elle échange quelques mots polis avec la jeune femme qui promène deux lévriers sur la place. Elle reste couchée pourtant, observe les terrasses et les gens qui s'y sont attablés. Elle ramène sur elle la grande couverture verte qui tombe jusqu’au sol. Les voitures, les camions passent sur la place. Une alarme de voiture s’est déclenchée, plus haut dans la rue.
Elle va bientôt se lever, enfiler les chaussures qu’elle a posées à côté d’elle, sur la longue grille d’aération qui lui sert de couchette. Le bruit des voitures s’intensifie peu à peu, et plusieurs camions de pompiers sont déjà passés. Elle reste couchée encore un peu.
Par caroline - Publié dans : Marie-Louise
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /Mai /2006 15:13



J'ai la chance d'habiter un quartier nettement au dessus de mes moyens, où rien ne vient troubler le ballet des 4x4 et des cabas à roulettes.

J'ai la chance de travailler dans un autre quartier, en totale reconversion, où les grues et les excavateurs trépignent à longueur de journée. Où la population, sceptique, se demande s'il est vrai que Chanel supplantera bientôt Tati...

Chaque jour, je suis témoin sur ce trajet de scènes extra-ordinaires, je relève des détails, des comportements qui me confirment que décidément, Marseille n'est pas une ville comme les autres.

Alors j'ai décidé de me saisir de quelques-unes de ces situations, de ces personnages côtoyés un instant, et de vous les restituer sur cette page.

Si je sais rendre toute la force et l'âpreté du réel qui m'ont frappée dans ces anecdotes, ces brèves de rue ou de comptoir, alors, plus sûrement que le fil décousu de mes pensées, cette page reflètera mes états d'âme.


Mieux vaut une sardine dans le pain qu'un thon qui nage.
(bon sens marseillais)
Par caroline - Publié dans : la sardine dans le pain
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /Mai /2006 15:03
L'idée a fait son chemin lentement.

Ecrivez vos pensées, m'a dit le docteur G.

Puis B, dont la clairvoyance égale au moins l'expérience et le savoir du docteur G, m'a dit : tout de même il est grand temps que tu t'y mettes, au lieu de t'agiter pour les autres, moi j'écris sur un blog.

J'ai donc pris un crayon et du papier, ce que je ne fais d'ordinaire que pour écrire des listes de commissions. Histoire de voir. Et j'ai cherché à noter le fil de mes pensées, ce qui s'est avéré extrêment difficile. Non pas que je pense si vite que je ne puisse les noter, mes pensées. Ce serait même plutôt le contraire.

Etrange en effet de constater qu' il suffit de se demander à quoi l'on pense pour ne plus penser à rien... Un peu comme lorsque l'on est en colère, et que l'on se dit tiens, qu'est-ce que je suis en colère, là. Fini.

En fin de compte, suivant le cours de mes pensées, j'écrivais :

"tiens, quelle bonne idée, associer ces chaussures avec cette jupe / vraie tête de con, ce patron de bistrot, il engueule ses serveuses depuis que je suis arrivée / si je faisais des aubergines ce soir, ça fait deux jours qu'on mange des pâtes ?"

Comme l'utilité de faire profiter la communauté des blogueurs et le docteur G de ces réflexions m'apparaissait faible, mais que l'envie d'écrire était bien là, j'ai continué à réfléchir à la manière de le faire.............
Par caroline - Publié dans : la sardine dans le pain
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